Présences ordinaires – Scènes

Ce projet de peinture est né d’un désir de ralentir le regard, de prêter attention à ce qui, dans le quotidien, devient invisible par habitude. Les objets ordinaires — modestes, familiers, parfois négligés — constituent le point de départ de ce travail. Les peindre revient à suspendre leur usage pour les accueillir autrement, dans une relation de présence.

Dans cette première partie, les peintures mettent en scène des ensembles d’objets ordinaires : des chaussures laissées dans un couloir, un tote bag posé sur une table, un manteau abandonné sur un fauteuil. Ces objets, rassemblés dans un même espace, racontent une présence humaine en creux. Ils évoquent des passages, des habitudes, une intimité silencieuse.